Ressources numériques en sciences humaines et sociales OpenEdition Nos plateformes OpenEdition Books OpenEdition Journals Hypothèses Calenda Bibliothèques OpenEdition Freemium Suivez-nous

Les cours publiés : formes énonciatives du savoir (appel à communications)

Colloque du 18 au 20 novembre 2026 à l’Université de Liège (centre-ville).
Proposition jusqu’au 30 juin 2026.

Argumentaire

Les cours publiés désignent un ensemble de publications monographiques issues d’un enseignement oral. Ils constituent un corpus éditorial hétérogène, dont on peut cependant chercher à comprendre et à décrire la logique de dispersion à partir de trois grands axes de variation.

D’abord, une variété de pratiques pédagogiques.

L’appellation « cours » est en effet susceptible de recouvrir un large spectre de formats de prise de parole et de cadres interactionnels (conférence, séminaire, leçon, etc.), eux-mêmes inscrits dans des contextes institutionnels potentiellement très différents : le caractère « expérimental » de la pédagogie de Vincennes tranche avec la haute légitimité symbolique du Collège de France. À chacun de ces contextes correspondent des auditoires aux caractéristiques plus ou moins homogènes, qui sont par ailleurs susceptibles de jouer un rôle dans la conservation et la diffusion des traces de l’enseignement reçu (on voit alors de constituer des figures de « légataires » ou de « disciples »). Ces « cours » se distinguent encore par la manière dont ils s’inscrivent dans le temps selon une aspectualité plus ou moins durative, itérative, ou ponctuelle. Enfin, les pratiques pédagogiques peuvent se caractériser par les types de dispositifs matériels qui accompagnent (ou pas) l’énonciation verbale, sous forme de graphiques, portfolios, illustrations, etc.

Ensuite, l’étude des cours publiés invite à considérer la manière dont cet ensemble de variations pédagogiques se traduit dans un objet édité. Cette transposition éditoriale est évidemment elle-même susceptible de variations, selon plusieurs paramètres.

Sans souci d’exhaustivité, on peut énumérer les questions suivantes, qui permettent de cerner la variation éditoriale des cours publiés :

– Quels dispositifs médiatiques sont utilisés ? (le livre tient évidemment la place la plus évidente, mais il peut s’accompagner d’autres canaux : site spécialisé, podcast, fonds d’archives, CD, etc.)
– Quels supports documentaires sont utilisés ? Les notes manuscrites de l’enseignant et/ou des auditeurs, un enregistrement (audio et/ou vidéo), des transcriptions ?
– Dans quelles chaines de médiations éditoriales s’inscrit le cours publié ? (Que l’on songe par exemple aux cas où un cours débouche sur un article, ou l’inverse). Et, corollairement : dans quelle mesure la conservation et les (autres) usages potentiels du savoir transmis ont été anticipés dans la pratique pédagogique ?
– Plus globalement, l’étude des cours publiés peut s’intéresser aux différents aspects de ce qu’on nomme, avec les spécialistes d’histoire matérielle de l’édition, le geste éditorial.

On peut rassembler derrière cette étiquette plusieurs caractéristiques de la production d’une « image du texte » (Souchier), qui participent potentiellement des effets produits par le savoir transmis : la situation de la publication par rapport à des publications antérieures ou concurrentes, la mise en collection, la présence d’illustrations (et leur statut), la place de l’apparat critique, les formes d’auctorialité engagées et plus ou moins affichées (préfacier, témoins, transcripteurs, etc.), les promesses communicationnelles quant à l’usage projeté, ou encore le type de qualification aspectuelle attribuée au projet de connaissance (« archive », « patrimoine », « rupture », « prospection », « reprise », etc.).

Enfin, cette double variété (pédagogique et éditoriale) s’articule elle-même à la variété des pratiques de savoir qui sont concernées par les cours publiés. Envisagés selon la perspective d’une épistémologie discursive, ces pratiques de savoir recouvrent des enjeux de positionnement disciplinaire, qui sont médiés par des choix de scénographie épistémique, des gestes énonciatifs plus ou moins grammaticalisés, et un spectre d’imaginaires plus ou moins culturalisés. Ces paramètres discursifs contribuent, dans le cas des cours publiés sans doute plus qu’ailleurs, à construire des figures auctoriales, à produire une certaine représentation du savoir transmis, et à projeter des communautés, entre la sphère savante et les autres sphères du monde social.

Après une journée d’étude exploratoire centrée sur les cours publiés de linguistes (ULiège, 18 mai 2026), nous proposons d’élargir l’enquête sur les cours publiés à d’autres disciplines, afin de favoriser les perspectives comparatistes. Outre la variété des objets d’enseignement considéré, le colloque se voudra interdisciplinaire par la variété des cadres d’analyse convoqués. Sans souci d’exhaustivité, on peut citer, parmi les approches encouragées : épistémologie, génétique textuelle, analyse du discours, SIC et études des médiations éditoriales, sociologie des sciences, didactique et analyse des interactions en contextes pédagogiques, histoire et analyse institutionnelle de l’enseignement.

Comité d’organisation
– BERNS Thomas (ULB)
– LTTR13 (= BADIR Sémir, POLIS Stéphane, PROVENZANO François) (ULiège, F.R.S.-FNRS)

Comité scientifique
– BADIR Sémir
– BERNS Thomas
– COSTE Claude [conférencier invité]
– DUCARD Dominique
– DUVAL Julien [conférencier invité]
– LAPLANTINE Chloé
– MONNERET Philippe
– OST Isabelle
– POLIS Stéphane
– PROVENZANO François
– SOUCHIER Emmanuël [conférencier invité]
– VALLESPIR Mathilde [conférencière invitée]

Calendrier et modalités de soumission des propositions

Les propositions sont attendues sous la forme d’un texte continu de maximum 500 mots, accompagné d’un titre. Elles sont à envoyer par mail à l’adresse lttr13.liege@gmail.com, au plus tard pour le 30 juin 2026. La réponse du comité sera communiquée au plus tard pour le 30 août 2026.

La langue de travail du colloque est le français.

Chaque intervenant·e disposera d’un temps de parole de 30 min.

Journée d’étude africaines (14 novembre 2025)

Vendredi 14 novembre 2025, le Ceserh a le plaisir d’accueillir deux chercheurs qui font un bref séjour de recherche à l’ULiège : 

Continuer la lecture de « Journée d’étude africaines (14 novembre 2025) »

Enregistrements et photos du séminaire international de Sémiotique à Paris (Juan ALONSO et Maria Giulia DONDERO, orgs.) 2022-2023

Continuer la lecture de « Enregistrements et photos du séminaire international de Sémiotique à Paris (Juan ALONSO et Maria Giulia DONDERO, orgs.) 2022-2023 »

Colloque International – La généalogie des formes dans la perspective du Deep Learning

Colloque International – La généalogie des formes dans la perspective du Deep Learning. Sous la responsabilité de Maria Giulia Dondero (FNRS/ULiège) et Ralph Dekonninck (UCL) . Du 7 au 8 novembre 2019, Liège Université, Faculté de Philosophe et Lettres, Salle de l’Horloge – Liège, Belgique

Continuer la lecture de « Colloque International – La généalogie des formes dans la perspective du Deep Learning »

Journée d’études Perspectives sur l’histoire de la sémiotique

Journée d’études Perspectives sur l’histoire de la sémiotique– Mercredi 23 octobre 2019 – Salle de l’Horloge (org. S. Badir, M. G. Dondero & F. Provenzano Université de Liège)

Continuer la lecture de « Journée d’études Perspectives sur l’histoire de la sémiotique »

Journée d’études Énonciation et langages de programmation

Journée d’études Énonciation et langages de programmation – Mardi 15 octobre 2019 – Salle de l’Horloge (org. S. Badir, M. G. Dondero, S. Polis & F. Provenzano, Université de Liège)

Continuer la lecture de « Journée d’études Énonciation et langages de programmation »

Séminaires 2018-2019

Mathias Blanc (CNRS/Lille 3) – Traces de peintures. Étudier les interprétations des publics de musées face à des peintures figuratives – Lundi 12 novembre 2018 – Salle Wittert (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/XoYgF5zWn6Y

__________

Enzo D’Armenio (Université de Bologne) –Du sens aux données. Les prothèses audiovisuelles entre perception et énonciation – Lundi 19 novembre 2018 – Salle Wittert (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/FyC5BAoXDso

__________

Massimo Leone (Université de Turin) – La rhétorique visuelle du prosélytisme – Mardi 11 décembre 2018 – Salle de l’Horloge (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/HaV9jyDdxU0

__________

Sophie Raux (Université Lyon 2/LARHRA) – Explorer virtuellement la boutique la plus célèbre du commerce d’art parisien sous la Régence : l’apport des technologies numériques – Lundi 18 mars 2019 – Salle de l’Horloge (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/i-5f3MZqZ3Q

__________

Julien Thiburce (LabEx ASLAN, Université Lyon 2, ICAR/CNRS) – L’appropriation de la ville entre empreinte de subjectivité et document d’archive– Mercredi 20 mars 2019 – Salle de l’Horloge (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/rfRxCY1yNIg

__________

Pascal Krajewski (Université de Lisbonne) – Qu’est-ce qu’un geste numérique ? Contribution à une typologie des gestes à l’ère de la technologie – Jeudi 21 mars 2019 – Salle Wittert (Université de Liège) //www.youtube.com/embed/FZ8c4vYRHzk